• Européennes 2014... le souvenir s'en est allé.

    Le résultat des élections européennes de 2014 confirme, en France, peut-être, l'émergence durable d'une certaine idéologie.

    Ne nous y trompons pas complètement tout de même ! Le poids de l'abstention reste élevé et la percée des mouvements d'extrême se fonde plus dans le non-choix d'une majorité d'entre nous (abandon citoyen irresponsable ?), plutôt que dans un choix partagé majoritaire.

    Il faut aussi considérer l'impact des médias dans notre inconscient collectif... En effet, depuis des mois, les médias de masse dévalorisent le travail de la majorité de gauche (à juste titre, ou à tort... ce n'est pas le débat ici) et font de la surenchère sur les affaires de l'opposition de droite. Et dans ce discours ambiant, les médias portent la promotion du seul parti d'extrême droite, alors que d'autres projets moins connus sont disponibles sur le " marché " des projets politiques.

    D'ailleurs, il faut souligner malgré tout les scores honorables de jeunes partis citoyens, face à des mouvements installés depuis plusieurs dizaines d'année et sans l'appui des médias de masse. L'espoir subsiste donc autour d'une approche alternative ? Et l'éventail des partis reste très large.

    A y regarder de plus près même, les votes restent disséminés au sein de nombreux mouvements. Est-ce le signe que notre civilisation est en recherche d'un nouveau sens ? C'est l'hypothèse que je retiens... avec le risque imminent qu'à défaut d'idées et d'une nouvelle pensée politique durable, ce soit le sens de mouvements sectaires et radicaux qui prenne le dessus sur le reste.

    Et dans ce contexte, je vous propose un petit retour en arrière... pour se souvenir de notre histoire européenne. Un souvenir, semble t'il, qui s'en est allé...

    [Extrait de notre histoire européenne] - biographie de l'arrivée au pouvoir du régime Nazi - sources : Wikipédia, le 25.05.2014.

    # Sa (Adolph Hitler) campagne électorale est sans précédent sur le plan de la propagande. En particulier, l’usage alors inédit et spectaculaire de l’avion dans ses déplacements électoraux permet à Goebbels de placarder des affiches : « Le Führer vole au-dessus de l’Allemagne ». Hitler obtient 30,1 % des voix au premier tour le 13 mars 1932 et 36,8 % au second tour en avril, soit 13,4 millions de suffrages qui se portent sur sa personne, doublant le score des élections législatives de 1930. [...] Aux élections législatives du 31 juillet 1932, il confirme sa position de premier parti d'Allemagne, avec 37,3 % des voix et devient le premier groupe parlementaire. Hermann Göring, bras droit de Hitler depuis 1923, devient président du Reichstag. Né d'un groupuscule, le culte de Hitler est devenu en moins de deux ans un phénomène de masse capable de toucher plus du tiers des Allemands.

    Hitler réussit à faire l'unité d'un électorat très diversifié. Contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas les chômeurs qui ont mis leur espoir en lui (c'est parmi eux que Hitler fait ses moins bons scores), mais les classes moyennes, qui redoutent d'être les prochaines victimes de la crise. Si l'électorat féminin votait fort peu à l'extrême-droite dans les années 1920, la popularité bien connue du Führer auprès des femmes s'est jointe au rapprochement structurel entre vote féminin et vote masculin pour lui assurer des renforts de voix supplémentaires après 1930. [...] Les campagnes, éprouvées par la crise et soumises en Prusse à la rude exploitation quasi-féodale des Junkers, se sont servies du vote envers Hitler à des fins protestataires. Les ouvriers ont moins voté nazi que la moyenne, même si une part non négligeable a été tentée. Quant aux fonctionnaires, aux étudiants ou aux médecins, leur haut niveau d'instruction ne les a pas empêchés d'être sur-représentés dans le soutien au doctrinaire de Mein Kampf.

    Contrairement à une idée reçue fréquente, Hitler n'a jamais été « élu » chancelier par les Allemands, du moins pas directement. Il a néanmoins été nommé chancelier par le président, conformément aux règles de la démocratie, en qualité de chef du parti remportant les élections législatives de mars 1933. Les tractations avec le président qui se sont en fait révélées indispensables à sa nomination amènent certains à considérer qu'il a été « hissé au pouvoir » par une poignée d'industriels et d'hommes de droite. [...] Toutefois, il a atteint son objectif poursuivi depuis fin 1923 : arriver au pouvoir légalement. Et il est hors de doute que le ralliement de la masse des Allemands au nouveau chancelier s'est fait très vite, et moins par la force que par adhésion à sa personne.

    Lors de la formation du premier gouvernement de Hitler, le DNVP d'Alfred Hugenberg espère être, avec le Zentrum de von Papen, en mesure de contrôler le nouveau chancelier — bien que le DNVP ne représente que 8 % des voix alors que les nazis en ont 33,1 %. [...] Mais Hitler déborde rapidement ses partenaires et met immédiatement en route la mise au pas de l’Allemagne. Dès le 1er février, il obtient d’Hindenburg la dissolution du Reichstag. Le 3 février, il s’assure le soutien de l’armée. [...] La SA et la SS, milices du parti nazi, se voient conférer des pouvoirs d’auxiliaire de police. De nombreux morts marquent les rencontres des partis d’opposition, notamment du Parti socialiste(SPD) et du Parti communiste (KPD). Des opposants sont déjà brutalisés, arrêtés, torturés, voire assassinés.

    L’énigmatique incendie du Reichstag, le 27 février, sert de prétexte à Hitler pour suspendre toutes les libertés civiles garanties par la Constitution de Weimar et de radicaliser l’élimination de ses opposants politiques, notamment des députés communistes du KPD, illégalement arrêtés. Le NSDAP remporte les élections du 5 mars 1933 avec 17 millions de voix, soit 43,9 % des suffrages. Dans les jours qui suivent, dans tous les Länder d’Allemagne, les nazis s’emparent par la force des leviers locaux du pouvoir. Le 20 mars, au cours d’une grandiose cérémonie de propagande sur le tombeau de Frédéric II de Prusse à Potsdam, [...] Hitler proclame l’avènement du Troisième Reich [...] Le 23 mars, grâce aux voix du Zentrum, auquel le chancelier a promis en échange la signature d'un concordat avec le Vatican, et malgré l'opposition du seul SPD (les députés du KPD étant arrêtés), le Reichstag vote la Loi des pleins pouvoirs qui accorde à Hitler les pouvoirs spéciaux pour quatre ans. Il peut désormais rédiger seul les lois, et celles-ci peuvent s'écarter de la constitution de Weimar que Hitler ne se donna même pas la peine de jamais abolir formellement. #

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