• Comment les citoyens changent le monde

    Comment les citoyens changent le monde

    MANIER Bénédicte. Un million de révolutions tranquilles. Comment les citoyens changent le monde. Éditions Les liens qui libèrent, 2012.

    Fiche de lecture proposée par Gaël Drillon, le 03.06.2015

    Allons-y pas par 4 chemins : ce livre est enthousiasmant ! C'est un appel à ne pas subir les méfaits de notre civilisation engluée dans le capitalisme destructeur, et à agir simplement près de chez soi. Outre l'argumentation et la conviction, ce livre nous offre une quantité d'idées concrètes, évidentes, et à notre portée à tous. Travail, habitat, santé, eau et environnement, démocratie, ou encore pauvreté... tout y passe. Un livre qui vivifie notre espérance et inspire des (r)évolutions tranquilles avec comme fil rouge des 321 pages très accessibles " l’auto gouvernance  citoyenne " (p.12). Ça me rappelle le sujet qui me préoccupe actuellement : les communs. " Un autre monde existe. Il est dans celui-ci. " (p.11), disait Paul ELUARD ; avec ce livre, une petite partie de cet autre monde est maintenant chez chacun d'entre nous.

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    Allons-y pas par 4 chemins : ce livre est enthousiasmant ! C'est un appel à ne pas subir les méfaits de notre civilisation engluée dans le capitalisme destructeur, et à agir simplement près de chez soi. Outre l'argumentation et la conviction, ce livre nous offre une quantité d'idées concrètes, évidentes, et à notre portée à tous. Travail, habitat, santé, eau et environnement, démocratie, ou encore pauvreté... tout y passe. Un livre qui vivifie notre espérance et inspire des (r)évolutions tranquilles avec comme fil rouge des 321 pages très accessibles " l’auto gouvernance  citoyenne " (p.12). Ça me rappelle le sujet qui me préoccupe actuellement : les communs. " Un autre monde existe. Il est dans celui-ci. " (p.11), disait Paul ELUARD ; avec ce livre, une petite partie de cet autre monde est maintenant chez chacun d'entre nous.

    Difficile de tout retracer. Néanmoins, quelques points méritent vraiment d'être soulignés. En premier lieu, le fait que l'auteur nous amène doucement (p.21) à comprendre que nous avons le pouvoir de faire ! Elle illustre (p.33) son propos par la loi de 2010 adoptée au Nicaragua, cette dernière reconnaissant le rôle en matière d'utilité sociale et de démocratie des groupes de citoyens.

    Plus loin, des exemples sont partagés montrant que ces mêmes citoyens se mobilisent partout dans le monde, y compris dans les communautés les plus reculées (et en France ?). Ainsi, (p.37) il est question de rendre obligatoire, pour chaque nouvelle construction, l'installation de récupérateurs d'eau de pluie à Santa-Fé (USA). C'est une assurance maladie 100 % citoyenne qui est valorisée en (p.270). L'auteur cite un petit village indien, en (p.287), qui s'est organisé pour être en autosuffisance énergétique, économique et alimentaire... et ça marche ! Le territoire ne s'est jamais aussi bien porté dans un bien vivre exemplaire. L'occasion ici de rappeler les principes prônés par Mahatma GANDHI (p.156) : viser l’auto gouvernance locale, l'autosuffisance économique et le bien-être collectif. Dernier exemple, (p.110) cette fois, l'appropriation de friches urbaines à Détroit (USA) par des chômeurs, permettant de créer un vaste réseau d'agriculture biologique locale et de recréer une économie parallèle responsable, favorisant la réinsertion de tous dans le bien-vivre ensemble. Et de citer ce chômeur américain engagé (p.111), Shane BERNARDO : " On [communauté de Détroit] ne raisonne plus en termes de revenus, mais de réponses aux besoins essentiels des habitants ".

    Au-delà des exemples, nous pouvons aussi retenir quelques idées fortes très intéressantes, lorsque l'on met celles-ci en perspective avec nos propres réalités.

    Première d'entre elles : " Le travail n'est pas une marchandise " (p.39). C'est un acte collectif au service d'une finalité partagée, et le travail faisant lui-même cohésion de ce collectif, il est finalité lui-même. Dixit la déclaration de Philadelphie adoptée par 182 membres de l'OIT (organisation internationale du travail, dont la France est membre). Autre proposition, en lien direct avec l'approche sur les communs : " Ce n'est plus la propriété qui compte, mais l'usage. " (p.79). Un principe qui donne clairement à réfléchir le sujet du gaspillage par exemple, ou encore la préservation des ressources naturelles pour tous. Au passage, relevons (p.45) cette autre évidence : " réapprendre l'estime de soi et l'indépendance, c'est réapprendre à décider ". Ça fait du bien de le dire... Un gros sujet pour se réapproprier l'éducation ou la politique.

    Pour conclure cette très modeste synthèse d'un livre d'ampleur, parce que documenté de façon détaillée, et parce que stimulant à souhait, je vous propose de mettre en scène 3 citations reprises par l'auteur elle-même... une reprise qui fait sens suivant cet enchaînement :

    " Notre qualité de vie sur la planète [...] dépend de la reconnaissance, par nous-mêmes, de notre pouvoir collectif ". Charte Woman Share, www.womanshare.com.

    " Le pouvoir jaillit parmi les hommes quand ils agissent ensemble ". ARENDT Hannah, La condition de l'homme moderne.

    " D'une manière douce, nous pouvons secouer le monde ". GANDHI Mahatma.

    Souhaitons que la France, et son peuple, modèle de liberté, démocratie et progrès social dans le monde, trouve les ressources de s'émanciper vis-à-vis du capitalisme destructeur pour imaginer une civilisation nouvelle à l'instar du million d'initiatives décrites dans cet ouvrage. Transformons notre monde, engageons nous aussi nos (r)évolutions tranquilles !

    (c) Gaël Drillon, le 03.06.2015

     

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